De 14 à 17 ans, Jessica Bailie a travaillé dans une exploitation agricole d’autocueillette, une boulangerie, un marché et un casse-croûte en Ontario.
Une journée type commençait à 5 h 30, pour préparer la journée. Les tâches incluaient la création de paniers pour la cueillette, l’organisation de la signalisation, la préparation des pains et gâteaux et de collations, puis une assistance efficace aux clients et la gestion des transactions dès l’ouverture.
Bien que les travailleurs aient reçu une formation sur la sécurité et même si elle considérait que le travail était sûr dans l’ensemble, un événement l’a effrayée.
« Notre labyrinthe de foin a été incendié un automne, dit Baillie. J’étais là quand cela s’est produit. Un jeune homme y a mis le feu qui s’est propagé rapidement… Je ne me souviens pas de la journée dans le détail, mais j’étais à proximité, dans le casse-croûte et j’ai remarqué les flammes, alors j’ai accouru. Je me sentais responsable de veiller à ce que les enfants ne restent pas prisonniers de ce labyrinthe. »
Bien qu’il soit impossible de prévoir des événements effrayants comme un incendie volontaire, disposer d’un plan clair pour faire face aux situations d’urgence majeures est l’un des éléments essentiels des programmes de santé et de sécurité au travail en Ontario.
Bien que les incendies ne soient pas une occurrence fréquente sur chaque ferme, les blessures et les décès, notamment parmi les jeunes, sont malheureusement communs. Au Canada, les enfants sont hospitalisés pour diverses blessures agricoles, notamment des traumatismes contondants causés par des animaux, des chutes de hauteurs, des collisions avec des machines et le fait de se coincer dans une machine ou de se faire écraser ou frapper par une machine.
Chaque emploi à la ferme est unique, qu’il s’agisse de travailler avec les chevaux, de s’occuper des cultures ou d’aider au marché paysan. Cependant, une constante demeure : assurer la sécurité de votre enfant est essentiel. Si votre enfant décroche un emploi dans une ferme, prenez les mesures suivantes pour assurer sa sécurité.
1. S’il va utiliser des machines ou du matériel agricole, il doit suivre une formation adéquate. Son employeur doit être conscient des risques associés aux tracteurs et à d’autres équipements agricoles automoteurs et former ses employés à leur utilisation en toute sécurité. Si les employeurs n’ont pas fourni de formation à la sécurité, c’est un gros problème. Légalement, votre enfant a le droit de refuser un travail dangereux et doit également signaler tout risque à son superviseur. Informez votre adolescent qu’il n’est pas obligé d’effectuer un travail tant qu’il n’a pas reçu la formation adéquate et compris les risques encourus.
2. Travailler avec des animaux peut être merveilleux, mais cela présente aussi ses propres risques, qu’il s’agisse d’une blessure ou d’une maladie. Il est important que votre enfant se familiarise avec le tempérament des animaux avec lesquels il travaille et avec les dangers associés. Les employeurs doivent veiller à ce que les travailleurs qui sont en contact rapproché avec des animaux portent un équipement de protection individuelle (EPI) et soient informés des éventuelles maladies transmissibles que les animaux pourraient véhiculer. La formation des travailleurs qui manipulent de grands animaux devrait inclure des informations sur le comportement animal afin d’expliquer pourquoi certaines précautions sont nécessaires.
3. En Ontario, la réglementation mandate que les employeurs fournissent à tous les travailleurs effectuant des tâches en hauteur, y compris ceux travaillant dans le secteur agricole, une formation pour le travail en hauteur.
4. Les fermes sont remplies d’insecticides, d’herbicides, d’engrais et bien plus encore. Travailler avec ces substances peut poser des risques pour la santé dont votre enfant doit avoir conscience lorsqu’il commencera son travail à la ferme. Les travailleurs qui utilisent ou sont exposés à des produits dangereux doivent recevoir une formation sur le Système d’information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) et sur les procédures à appliquer sur le lieu de travail en matière de stockage, de manipulation, d’utilisation, d’élimination, d’urgences, de déversements et d’autres situations.
5. Pour de nombreux travailleurs agricoles, rester hydraté et reconnaître les symptômes de l’épuisement par la chaleur est crucial. Si votre adolescent travaille dans les champs en plein soleil, il doit porter des vêtements filtrants les UV, appliquer de la crème solaire, porter un chapeau et boire fréquemment. Son employeur devrait prendre en compte le besoin de faire des pauses lors de l’organisation des horaires de travail, planifier les tâches difficiles pendant les moments les plus frais de la journée et s’assurer que les travailleurs ne travaillent pas en plein soleil, dans la mesure du possible. L’employeur doit prendre toutes les précautions raisonnables pour protéger les travailleurs. Pour plus d’informations, le ministère du Travail, de l’Immigration, de la Formation et du Développement des compétences a également une directive sur le stress dû à la chaleur sur son site.
Les emplois dans les fermes offrent une expérience précieuse, mais une formation adéquate est indispensable pour apprendre à manipuler la machinerie, à travailler avec les animaux, à traiter les substances dangereuses et à gérer le stress dû à la chaleur. Le respect des réglementations, telles que la formation « Travail en hauteur » et la formation « SIMDUT », est impératif.
En abordant proactivement ces aspects du travail, les parents peuvent contribuer à créer un environnement de travail plus sûr et à offrir à leurs adolescents une expérience de vie plus positive à la ferme.

